Petite et grande histoire du poivre et du moulin à poivre

« Le sel de l’existence est dans le poivre qu’on y met. » – Alphonse Allais, écrivain et journaliste français (1854-1905)

grain de poivre sur une table histoire du poivre

Le poivre noir est un assaisonnement si commun aujourd’hui qu’il est difficile de croire qu’il a servi de monnaie d’échange et a même été un outil de pouvoir d’une valeur presque aussi grande que l’or.

Originaire de l’Inde, il a toute une histoire : il a servi de monnaie d’échange, a été utilisé pour payer les impôts, comme monnaie et même comme dot et comme rançon. On l’a découvert il y a plus de 4 000 ans et cultivé 1 000 ans avant Jésus-Christ. Le poivre a atteint le sud-est de l’Asie il y a 2 000 ans pour ensuite être cultivé en Malaisie et en Indonésie.

Seuls les fruits du piper nigrum, du piper longum et du piper cubeba peuvent porter le nom de poivre. En France, seul le poivre provenant du piper nigrum peut porter le nom de poivre et le tout est régi, encore aujourd’hui,  par une loi très stricte.

Troisième ingrédient à revenir le plus souvent dans les recettes, il est utilisé partout dans le monde pour rehausser le goût d’une foule de plats, de l’entrée au dessert. Irremplaçable dans le steak au poivre… Divin avec des fraises arrosées de liqueur d’anis ou de vodka… Magique sur du poisson fumé… Le poivre est essentiel pour tout épicurien qui se respecte.

 

Le poivre du moulin : essentiel

Les plus grands chefs du monde sont unanimes : le grain de poivre entier est indispensable pour assaisonner selon les règles de l’art.
Le poivre contient de la pipérine et ce, qu’il soit noir, vert ou blanc. On croit que la pipérine a des effets positifs sur la tension artérielle et selon le Central Food Technological Research Institute, cet ingrédient favoriserait une meilleure digestion et accélérerait le transit gastro-intestinal.